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Portraits >Phénix Métal Industrie
     

Vincent Garcia,
directeur de l’usine
Phénix Métal Industrie
 

Phénix Métal Industrie
“Nous ne laissons pas de place à l’improvisation“

 

 
ASJ
 

« C’est un fait : les Français sont toujours aussi désireux de devenir propriétaires » constate Vincent Garcia, directeur de l’usine Phénix Métal Industrie, filiale du groupe Geoxia et numéro un de la construction de maisons individuelles. Et si la cadence de 11 000 maisons par an durant les années 80 est aujourd’hui révolue, l’entreprise a su garder son leadership. Portrait d’une usine qui tourne et de son dirigeant.

L’usine tout d’abord : pendant la seconde guerre, les frères Pux partent en Angleterre. Ils découvrent le procédé qui allie l’acier et le béton adapté à la construction. De retour en France, ils créent leur entreprise à Amboise et en 56 ils se lancent dans la production de charpentes métalliques pour les maisons individuelles. « Quand on parle de charpentes on considère toute l’ossature de la maison, des murs jusqu’à la toiture » précise Vincent Garcia. Jusqu’en 97, Phénix se déploie sur deux sites à Nazelles-Négron : « Je gérais initialement la production ; après la réimplantation réunissant les deux sites, j’ai pris la direction de l’ensemble. »

Vincent Garcia, 45 ans, dirige donc depuis 15 ans maintenant l’entreprise filiale du groupe Geoxia. Ingénieur en génie électrique, il a décroché son premier poste grâce aux cours du soir : « une de mes élèves était la fille d’un responsable chez Aoustin, société de machines automatisées. J’y ai fait un stage dans le cadre de mes études et quand j’ai obtenu mon diplôme, alors que je m’apprêtais à leur demander une lettre de recommandation, ils m’ont proposé un poste. » Il est ensuite responsable du service méthode puis de l’atelier (soit 80 personnes) d’une usine de meubles réfrigérés à Romorantin.

En 94, Vincent Garcia entre chez Phénix, et, trois ans après, il devient le directeur d’une usine toujours en mouvement : il développe sur Amboise le système de logistique et met en place l’informatique de gestion de production pour le site ainsi que pour les trois unités de construction de Béton réparties sur la France.

Dubaï, Francfort, Paris : elle rencontre l’essentiel de ses clients lors de quelques salons spécialisés. « Normes, suivi, qualité : l’alimentarité de nos produits est notre point fort. Et nos clients apprécient notre rapidité de livraison et nos conseils personnalisés. Sans parler des moules sur-mesure conçus à leurs demandes. » Un souci de la perfection tel que Gobel illustre aujourd’hui l’entreprise modèle. TF1, Canal +, BFM, France 3... Tous ces médias lui ont déjà rendu visite pour saluer sa réussite.

« Entre 2005 et 2008, nous avons totalement rénové nos machines et modernisé l’ensemble de l’usine. Nous sommes constamment à la recherche de procédés qui facilitent le travail sur les chantiers, afin de laisser le moins de place possible à l’improvisation. » D’où l’intégration de plus en plus poussée de produits connexes au gros oeuvre tels les closoirs, les crochets pour tuile, les matériels d’aide au montage, etc. Phénix s’adapte également à la nouvelle donne écologique et propose dans son catalogue une maison basse consommation, « la maison du bon sens ».Du bons sens,Vincent Garcia n’en manque pas.Et il peut afficher avec fierté deux belles récompenses : le Top des entreprises pour la meilleure progression de CA obtenu en 2003 et un F d’or en 2008 pour le déploiement de la formation professionnelle : « dans ce domaine aussi, nous sommes très au-delà de ce que les textes prévoient. » Une longueur d’avance qui met Phénix... à l’abri, sous un toit.

 

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