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Dossier d'Opinion > Les entreprises s’engagent pour l’emploi des jeunes (2/5)
     

  Les entreprises s’engagent pour l’emploi des jeunes (2/5)
Il est aussi de la responsabilité de nos entreprises d’embaucher les jeunes
   
 

“La responsabilité sociale et environnementale (RSE) et les jeunes“vu par Elise Bonneveux, doctorante en mission à la CCI de Touraine.

 
 

 
 


Vous l’avez peut-être aperçue lors de la conférence donnée par Nicole Notat à la CCI en juin dernier : alors que la présidente de Vigéo exposait les vertus de la RSE*, Elise Bonneveux proposait, sur cette pratique, une synthèse de son travail mené auprès des PME et PMI de notre département.

En 4ème année de thèse en sciences de gestion à l’IAE (Institut d’administration des entreprises), Elise Bonneveux bénéficie d’une convention industrielle de formation pour la recherche. Elle occupe ainsi un poste à la CCI Touraine, et mène ses recherches au coeur du tissu économique local. Qu’est-ce qui a poussé cette jeune tourangelle à choisir la voie de la recherche ? « Le goût des études », répond-elle. Son premier master en Langues Etrangères Appliquées (LEA) lui ouvre les portes du droit et de la gestion, des matières qu’elle apprécie et qui l’incitent à rejoindre l’école de commerce de Lille : « Je me suis spécialisée en gestion des ressources humaines et j’ai fait mon mémoire de fin d’études sur le management des hommes dans le cadre d’une fusion acquisition d’entreprise. »

En 2005, de retour à Tours, Elise Bonneveux entame un parcours doctoral à l’IAE et s’intéresse à la RSE des PME et PMI d’Indre-et-Loire. Elle occupe parallèlement un poste d’assistante de recherches au laboratoire de développement durable de l’ESCEM. Elle se consacre ainsi à l’étude des pratiques de RSE des entreprises de 10 à 250 salariés, car, ajoute-elle, « les grandes entreprises ont plus de moyens financiers pour mettre en place une démarche de RSE, et pour celles qui sont classées au CAC 40, la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE) les oblige depuis 2005 à éditer chaque année un rapport de développement durable, ce qui n’est pas encore les cas pour les PME. En revanche, et surtout en ce moment, l’activité et la pérennité des petites entreprises sont les principales préoccupations des dirigeants. Il faut savoir qu’il existe d’autres solutions pour être responsable. Etre responsable, ce n’est pas seulement investir financièrement dans des dispositifs écologiques. » Ne l’oublions pas : la RSE se décline sur trois volets : environnemental, social, sociétal. Et parmi les critères responsables, l’embauche des jeunes est aussi prise en compte : « il est de la responsabilité de nos entreprises de permettre aux jeunes de rejoindre rapidement le monde du travail. »

Tout au long de son enquête, Elise Bonneveux a pu constater les différents dispositifs qui visent à intégrer plus facilement les jeunes en entreprises. Et de citer le cas de JEROME, entreprise de BTP qui s’engage dans la RSE en offrant aux jeunes un poste et des parcours de formation adaptés. « Le tutorat me semble aussi très efficace. Quand un salarié s’apprête à partir à la retraite, il peut devenir tuteur et accompagner les jeunes recrues qui manquent d’expériences. » Car oui, le manque d’expérience est souvent invoqué pour justifier la non-embauche des frais émoulus. « Pourtant, quand on sort de formation, en plus de notre bagage théorique, on apporte aussi nos connaissances, notamment en nouvelles technologies. » Mais la meilleure expérience aux yeux d’Elise Bonneveux reste l’apprentissage : « Les apprentis sont tout de suite confrontés à la vie de l’entreprise car ils y passent près de la moitié de leur cursus. Ils se projettent dans l’avenir, ils ont davantage de maturité. » A l’ESCEM notamment, il y a de plus en plus d’étudiants qui choisissent la voie de l’apprentissage. « Si je devais recommencer mon parcours, ajoute Elise Bonneveux, je choisirais cette voie moi aussi : c’est un gain de temps manifeste.»

Le chiffre du chômage des jeunes en Touraine
Entre août 2008 et août 2009 en Indre-et- Loire, il y a eu 4 130 demandeurs d’emploi de plus chez les moins de 25 ans, soit une hausse de 31,5 % contre 25,2 % pour l’ensemble de la population active.
Enquête DARES-Pôle emploi, demandeurs d’emploi en catégorie A.

 

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