«C’est vrai, nous savons que les jeunes
n’entrent pas chez McDonald’s pour
faire carrière, avoue Sandrine Rey.
Mais le fait est que beaucoup restent. »
Avouons aussi que l’enseigne ne
peine pas à recruter. Elle reçoit
chaque année 350 000 CV pour des
postes d’équipiers, d’hôtes, de
managers ou de directeurs et signe
plus de 32 000 CDI. Des candidatures
spontanées qui sont pour les jeunes
un moyen de décrocher un petit
boulot. Et en effet, 52% des équipiers
sont des étudiants qui souhaitent
financer leurs études. Mais une fois
qu’ils y sont, ils y restent. Pourquoi ?
La première des
raisons tient en un
mot : la formation.
McDonald’s forme toutes
ses recrues. « Les bases du
métier de la restauration
rapide, le management, la
gestion financière ou celle des
ressources humaines… à
chaque évolution de poste
nous élargissons le cercle de
formation, le cercle des
connaissances. » Ainsi, quand un
équipier débute, il suit une formation
baptisée « côte à côte » qui se
base sur le parrainage d’un formateur
en poste. De même, il existe
à Guyancourt, siège de McDo, un
centre de formation
opérationnelle agréée
par la Direction Régionale
du Travail et de l’Emploi.
Ce centre propose aux
50 000 salariés un
parcours de formation
continue, du
poste d’équipier à
celui de superviseur.
Mais l’enseigne ne
s’arrête pas là :
depuis 2008, elle
ouvre la voie vers
l’obtention de diplômes.
Grâce à la Validation des
Acquis de l’Expérience
(VAE), les directeurs de
restaurants qui ont au
minima 3 ans d’ancienneté
peuvent s’engager dans un
cursus de formation qui vise à
valider leur expérience par un
diplôme reconnu. En septembre
2008, McDonald’s a signé un partenariat
avec l’ECG d’Orléans qui
valide les diplômes ainsi qu’avec
l’ESCEM qui accompagne la
formation des directeurs. Cette
année, une première promotion de
13 personnes a suivi ce cursus. Taux
de réussite ? « 100% ! Nous étions
vraiment contents. La deuxième
promotion est en cours, et nous
espérons des résultats aussi bons. »
Pour McDonald’s, la VAE est un
outil de management
des compétences et
permet en outre d’être
un levier de motivation
des salariés.
Enfin, et c’est la
seconde raison invoquée
par Sandrine Rey,
l’entreprise tient ses
promesses. « Nous ne
vendons pas du rêve,
nous ne nous présentons
pas comme un modèle
social en soit, nous prenons
simplement des engagements
que nous tenons. La
meilleure des preuves se
trouve chez nous, à tous les
échelons ; moi-même, j’ai
commencé comme équipière
dans le tout premier restaurant de la
région, celui de Chambray-lès-Tours. »
On dit ce qu’on fait et on fait ce qu’on
dit, telle est la devise. Ainsi, l’entreprise
offre une visibilité de carrière
concrète : possibilité de promotion,
salaires et primes qui évoluent,
mobilité dans l’entreprise, formation…
Une politique qui permet à
l’enseigne de garder ses jeunes
talents. Et ce n’est peut-être pas un
hasard si le vice président RH de
McDonald’s France a reçu le Trophée
du DRH de l’année 2009 pour son
action de revalorisation de l’image
sociale de McDo depuis 8 ans.
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